Si "la nuit, tous les chats sont gris", c'est également selon un gris à 18% de réflexion que nos chers appareils photos perçoivent la scène que nous leur demandons de reproduire. Certes, les mesures matricielles permettent, jusqu'à un certain point, de sauver la mise mais autant savoir comment agir afin que notre brave matou retrouve sa véritable couleur.

 

Les bases de l'exposition.

Vitesse d'obturation ou temps de pose, diaphragme et sensibilité constituent le triplet sur lequel se fonde une exposition correcte. Chacun de ces trois paramètres aura une influence et conditionnera, en retour, les choix effectués sur les deux autres.

Pour ceux qui ont connu l'époque révolue des enregistrements sur un magnétophone ou une minicassette, ils se souviendront, émus, que le résultat était conditionné à l'observation de l'obsédante aiguille d'un vumètre, gradué en dB, qui devait être la plus proche possible d'une zone rouge qui commençait au delà de 0dB, mais sans jamais la dépasser ou, en tous cas pas trop. Un niveau d'enregistrement trop faible noyant le son dans le souffle important du support magnétique, tandis que s'il était trop élevé, certains passages étaient désagréablement saturés. 

Il est intéressant de garder en mémoire que 3dB, en plus ou en moins, correspond respectivement à doubler ou à diviser par deux un niveau sonore donné, ceci étant donc parfaitement comparable, dans le cadre de la photographie, à sur-exposer ou à sous-exposer d'un diaphragme...

Si les paramètres sont différents, l'exposition correcte d'une pellicule peut parfaitement s'apparenter à un identique "ni trop, ni trop peu". Imaginons qu'une photo correctement exposée puisse s'assimiler à un récipent d'un certain volume à remplir, il devient clair que, selon que l'on ouvrira le robinet un tout petit peu ou en grand, il mettra respectivement plus ou moins de temps à être plein voire, même, à déborder...

L'analogie avec notre pellicule saute maintenant aux yeux. Le volume du récipient n'est autre que la "sensibilité", le délai d'attente jusqu'à ce qu'il soit plein, le "temps de pose" et l'ouverture du robinet, le "diaphragme".

Ceci est parfait et exact sur le papier, mais il faut garder présent à l'esprit que la photographie n'est qu'un ensemble de compromis entre lesquels il vous faudra choisir au mieux. En effet, si vous diaphragmez très fort, mettons à f22 ou plus encore, ce que vous gagnerez en profondeur de champ risque fort de se traduire par l'apparition d'une diffraction optique qu'il est fort difficile de corriger ou que si, faute d'une lumière suffisante, vous poussez la sensibilité afin d'éviter un risque de "bougé", du grain finira par apparaître en dépit des indéniables progrès des capteurs.

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