Si "la nuit, tous les chats sont gris", c'est également selon un gris à 18% de réflexion que nos chers appareils photos perçoivent la scène que nous leur demandons de reproduire. Certes, les mesures matricielles permettent, jusqu'à un certain point, de sauver la mise mais autant savoir comment agir afin que notre brave matou retrouve sa véritable couleur.

 

Les bases de l'exposition.

Vitesse d'obturation ou temps de pose, diaphragme et sensibilité constituent le triplet sur lequel se fonde une exposition correcte. Chacun de ces trois paramètres aura une influence et conditionnera, en retour, les choix effectués sur les deux autres.

La règle du f/16 ou "Sunny 16".

Pendant bien longtemps, nos appareils étaient dépourvus de tout moyen de mesure de la lumière et, sauf à acquérir une cellule à main ou un modèle se glissant dans la griffe porte-flash du boîtier, les photographes de l'époque parvenaient néanmoins à réaliser de magnifiques clichés. Expérience ? Coup de chance ? Pifomètre ? Doigt mouillé ?

La lumière incidente.

La règle du "Sunny 16", bien que très empirique, a longtemps donné satisfaction tant que des instruments précis ne permettaient pas de mesurer l'intensité lumineuse éclairant, réellement, le sujet. Il est vrai qu'il s'agissait, le plus souvent, de pellicules argentiques négatives qui permettaient, lors du développement puis de l'agrandissement, de rattraper une certaine marge d'erreur alors que la diapositive, bien moins tolérante, imposait une plus grande précision.

La lumière réfléchie.

Qui n'a pas, au moins une fois dans sa vie de photographe passionné, été déçu par l'aspect trop clair ou trop sombre d'une photo ? Ne me dites pas que je serais le seul, je n'y croirais pas une seconde ! Une photo, en plein soleil, sur la plage ou un champ de neige... un peu trop grise. Un cliché au sein d'une église dont l'ambiance prêterait au recueillement... bien trop claire.

La mesure spot et le spotmètre.

Si la mesure de la lumière réfléchie, mode de fonctionnement de tous les appareils dits à mesure TTL, possède ses limites, le recours à une mesure incidente pourrait sembler être la panacée. Hélas, d'une part et sauf si vous disposez d'un assistant, elle prend plus de temps puisqu'elle impose d'effectuer la mesure au niveau du sujet puis d'en reporter les résultats sur le boîtier et, d'autre part, il peut se trouver des situations où une mesure au niveau du sujet est impossible.

Le Zone System.

Développé par Ansel Adams et Fred Archer dans les années 1930, le concept du "zone system" permet de déterminer l'exposition correcte et, donc, d'anticiper sur le contraste du tirage final. Il travaillait avec des appareils photographiques grand format, des plaques de plus de 4 × 5 pouces permettant d'obtenir des image remarquablement piquées. Avec des photographes de San Francisco, notamment Edward Weston, il participa au groupe "f/64", créé en 1932,  un nom qui reprend celui de la plus petite ouverture relative disponible sur un objectif de chambre photographique et qui permet d'obtenir une très grande profondeur de champ.

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